Je ne sais même pas par où commencer. Oh me présenter et dire qui je suis j'en ai pas envie. Je veux pas devenir une SOFAMOUSFRIENDSTOSARA. Oh non non non. J'ai pas non plus envie d'écrire un roman. Je fais pas de la concurrence à Baudelaire (Ah parce qu'il a écrit un roman? Bah j'en sais rien ok ! xD). Non mais c'est vrai, que dire sur nous? Ou plutôt sur toi. Tu sais tout, je pense. Me répéter j'ai pas envie non plus. Dans le genre chiante je fais fort. Mais j'ai envie de te dire que je suis là pour toi, toujours oh oui!. Que je veux passer une journée SOGENIAL avec toi et vite!. Donc tu vas ramener ton cul de Sicile tout de suite (Uh genre elle est pas encore partie xD). Nous deux c'est des hauts et des bas en permanence. Pas encore de gauches et de droites. Bientôt j'espère lole. J'ai passé de superbes moments avec toi. Je pense que tu vas extrêmement me manquer. Tout les délires et les conneries qu'on a pu dire et faire. Malheureusement je n'ai pas le souvenir de tous. On aurait du faire une liste, la relire en fin d'année. Oh mon dieu, qu'est-ce qu'on aurait ri. J'espère te revoir vite ma Saw, parce que si toi et moi c'est pas toujours rose, je t'aimerai toujours!.
And only me and you, and only me and you . I love you.
BIG CADEAU !Aujourd'hui, nous donnons notre premier concert en Belgique. Petit pays où nous sommes vraiment connus. J'imagine déjà les filles en chaleur. & ça m'ennerve déjà. Le succès me lasse. J'aime faire de la musique. & c'est ça que je voulais faire avant tout.
On nous dit de monter sur scène. Ca va commencer. Les cris sont déchirants, comme d'habitude. Les mecs ont vu que ça n'allait pas mais n'ont pas cherché à comprendre. Tant mieux, je déteste qu'on se mèle de mes affaires.
Tom lance les premières notes, je le suis. Je vois tout les bras de la salle se lever et toutes les bouches s'ouvre pour crier « TOMMMMM, BIIILLL ». Toutes, sauf une. Plantée au milieu de toutes ces filles qui hurlent, elle ne bouge pas. Ses bras sont le long de son corps et elle me regarde en murmurant les paroles. Les émotions de chaque chanson passent sur son visage. Des fois elle pleure. Mais jamais elle ne sourit. Elle me fixe. Elle me déstabilise. Ses yeux noirs charbons jetent des éclairs autour d'elle mais viennent toujours croiser mon regard par après.
On vient de finir de chanter « Wo sind eure Hände » et elle me regarde toujours. Ca y est, elle sourit. Elle regarde ses pieds et sort une pancarte. Je peux y lire un simple « Danke ». Un « Danke » qui me fait chaud au coeur. Elle range sa pancarte et continue de me regarder. Je lui souris mais elle ne répond pas.
Le concert touche à sa fin. On doit lancer nos médiators. Elle ne l'attrappe pas. Elle ne se bat pas pour l'avoir. Cette fille est spécial. Elle n'est pas comme les autres. Je reviens avec ma serviette. Des filles lèvent les bras et se poussent pour l'avoir. Je joue avec le feu puis demande à Saki de la lui donner à Elle. Il me répond qu'à la fin du concert il la retiendrait.
On fait le dernier rappel. Ich bin da. Je la regarde et lui chante les « Ich bin da ». Les filles hurlent. Tombent encore dans les pommes. Chantent. Mais pas elle. Elle, elle pleure.
« Du bist nicht alleine »
La dernière parole vient de résonner dans la salle. On arrête de jouer de nos instruments et on laisse les filles apprécier ce moment. Elle n'en redemande pas et s'apprête déjà à sortir. Je lance un regard paniqué à Saki qui me comprend. Il va lui donner ma serviette. Elle refuse. Il lui demande de rester. Elle refuse aussi. Elle veut partir. Saki la retient. Elle lui hurle quelque chose dessus. Je panique. Je jette ma guitare au sol et je plonge dans le publique. Les gardes du corp l'ont vu et partent à ma rechercher dans la foule en délire. Je suis à 1 mètre d'elle. Je l'entends crier mon nom et je vois Saki se retourner. Les filles me marchent dessus. Je suis entéré au fond de la salle. Par terre. J'agonise. Je ne sais plus respirer. Quelqu'un m'attrappe par la main et me fait sortir de là. Je la regarde. C'est elle. Elle m'a sauvé la vie. Elle me regarde en souriant et me dis « je m'appelle Sara... ». J'approche mon visage du sien et colle ma bouche à la sienne. Le temps parrait s'arrêter autour de nous. Je n'en revenais pas.
Moi, Georg Listing, Bassiste célèbre de Tokio Hotel, je venais d'embrasser une parfaite inconnue.
Parfaite inconnue qui ne tarda pas à s'enfuir en courant, me laissant seul au milieu de cette foule en délire...